Inscription dans l’enseignement supérieur : l’UNEF tire la sonnette d’alarme et lance une campagne « SOS inscriptions »

Les élèves de terminale ont reçu les premières réponses du système Admission Post Bac (APB) pour leur inscription dans l’enseignement supérieur. Cette année encore, le nombre de lycéens qui souhaitent poursuivre leurs études à l’université est en augmentation : +6,5% par rapport à 2014.

Alors que les établissements d’enseignement supérieur s’enfoncent dans la pénurie budgétaire, l’UNEF s’inquiète du nombre de places disponibles dans les universités et des difficultés rencontrées par les bacheliers pour poursuivre leurs études.

 

Des premiers retours du terrain particulièrement inquiétants

Les universités, Instituts Universitaires Technologiques (IUT) et Section de Techniciens Supérieur (STS) rencontrent de plus en plus de difficultés pour accueillir les futurs étudiants. Alors que nous ne sommes qu’à la première vague de réponse du système APB, des lycéens sont déjà refusés dans l’ensemble des filières sélectives qu’ils avaient demandé, souvent des IUT et des STS, et placés sur « liste d’attente » dans les filières universitaires qui ont pourtant la responsabilité d’accueillir l’ensemble des bacheliers. Les informations que l’UNEF a pu obtenir des rectorats indiquent des capacités d’accueil – le nombre maximum d’étudiant que l’université accepte d’inscrire dans la première année d’une filière – qui connaissent parfois des baisses significatives. C’est par exemple le cas pour la filière STAPS, avec des capacités d’accueil en baisse à Limoges, alors que les difficultés étaient déjà importantes l’année dernière et provoquaient une sélection des étudiants par tirage au sort. C’est également le cas dans les filières de psychologie, dont les premières années sont déjà considérées comme « en tension » par les rectorats mais dont les capacités d’accueil diminuent de 9% pour l’académie de Créteil.

 

Difficultés d’inscription : la conséquence de la pénurie budgétaire

Alors qu’il manquait déjà 200 millions d’euros aux universités pour fonctionner correctement en 2015, le gouvernement a fait le choix de prélever 100 millions d’euros sur leurs fonds de roulement au mois d’avril. Parmi les nombreuses conséquences de cette pénurie budgétaire, la baisse du nombre de place en première année est une des plus inquiétantes. A cela s’ajoute la volonté de certains établissements de mettre en place des filières sélectives, parfois dans l’illégalité, qui renforcent les difficultés d’inscription dans l’enseignement supérieur.

En imposant un budget d’austérité aux universités alors que les demandes d’inscription augmentent, le gouvernement a réuni toutes les conditions pour que l’accès à l’enseignement supérieur soit un parcours du combattant.

 

Une campagne « SOS inscriptions » pour faire respecter les droits des bacheliers

L’inscription dans la filière universitaire de son choix est pourtant un droit garanti aux bacheliers par le code de l’éducation. L’UNEF n’accepte pas que ce droit soit remis en cause au nom des économies budgétaires dans le service public d’enseignement supérieur.

Pour accompagner les bacheliers dans leurs démarches, le syndicat étudiant lance une campagne « SOS inscription ». Elle permettra d’informer les bacheliers sur leurs droits, notamment face à la complexité du système APB, et de faire pression sur les rectorats pour qu’ils proposent à tous les jeunes une place dans la filière universitaire de leur choix à la rentrée.

 

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