L’UNEF lance sa campagne SOS Inscription.

A l’approche des résultats du baccalauréat et de la dernière étape de la procédure d’inscription APB, l’UNEF met en place son dispositif d’accompagnement des bacheliers pour leur inscription dans l’enseignement supérieur. Le lancement de la campagne SOS Inscription est également l’occasion de faire un premier point sur les tensions liées aux difficultés budgétaires des universités et à leurs pratiques de sélection illégale. Cette année encore, la démographie provoque une forte hausse des demandes d’inscription, 22 000 supplémentaires par rapport à 2015, à laquelle le service public d’enseignement supérieur devra répondre.

Des évolutions par rapport à la précédente rentrée mais une austérité budgétaire qui continue d’asphyxier le service public

En tirant la sonnette d’alarme face aux problèmes d’inscription de la précédente rentrée, près de 10 000 bacheliers se sont retrouvés sans affectation au milieu du mois d’aout, l’UNEF a obtenu des évolutions dans la procédure d’inscription à l’université. Les « vœux groupés » pour les licences en tension assurent que les bacheliers ne font pas d’impasses dans leurs demandes d’inscription. La négociation entre les rectorats et les universités pour augmenter le niveau des capacités d’accueil en première année de licence semble pour l’instant diminuer le déclenchement du tirage au sort.

Si l’UNEF se félicite de ces mesures, le syndicat étudiant rappelle que c’est la question budgétaire qui est au cœur de la multiplication des problèmes d’inscriptions ces dernières années. Le code de l’éducation garantit un droit d’inscription à l’université pour tous les bacheliers mais, faute de moyens pour répondre à la hausse des effectifs, les établissements referment leur portes et multiplient les pratiques de sélection illégale. Derrières les statistiques, des jeunes voient leur projet d’étude remis en cause où sont contraints de s’orienter par défaut avec l’échec universitaire à la clef.

L’UNEF revendique un investissement budgétaire en premier cycle  à la hauteur de l’évolution démographique pour garantir le droit aux études de notre génération.

 

Les bacheliers professionnels et technologiques restent les laissés-pour-compte de l’enseignement supérieur

Confrontés à l’arbitraire de la sélection dans les formations qui assurent le mieux leur réussite (STS et IUT), les bacheliers professionnels et technologiques sont ceux qui reçoivent le moins de réponses favorables par le système APB. Paradoxalement, c’est donc le public le plus modeste socialement qui bénéficie du moins de droits dans l’enseignement supérieur. Le plan de création de 5 000 places en BTS obtenu par l’UNEF pendant la mobilisation contre la Loi Travail est une première étape, mais il est urgent de passer un cap supplémentaire en réorganisant le service public.

L’UNEF revendique la création d’un droit à l’inscription pour les bacheliers professionnels et technologiques, respectivement en STS et IUT, ainsi qu’un droit à la poursuite d’étude à l’université après le bac+2.

 

SOS inscription, un outil pour recenser les difficultés des bacheliers et faire respecter leur droit aux études

L’UNEF poursuivra cette interpellation des pouvoirs publics avec la publication, mi-juillet, d’un dossier qui fera le point sur les problèmes d’inscription et les pratiques de sélection illégale des universités. D’ici là, le syndicat étudiant accompagnera les bacheliers dans leur parcours du combattant grâce au dispositif SOS Inscription.

 

Téléphone : 0806 079 069 (numéro non sur-taxé)

Courriel : SOSinscription@unef.fr

Sur les réseaux sociaux : #SOSinscription

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