Le terme « filière en tension » désigne les filières universitaires qui reçoivent plus de dossiers d’inscription qu’elles n’ont de places disponibles. Autrement dit, ces filières ne sont pas en capacité d’accueillir l’ensemble des bachelier-e-s qui les ont demandées.
En réalité, cette capacité d’accueil est définie par les établissements universitaires en lien avec le rectorat, en fonction des moyens qui leurs sont respectivement accordés. Or, en raison du manque d’investissement financier à destination de l’enseignement supérieur, nos universités n’ont pas les moyens financiers nécessaires pour que leurs capacités d’accueil répondent aux besoins des étudiant-e-s. Ainsi, plutôt que d’adapter nos établissements universitaires à nos besoins, le gouvernement fait le choix de forcer les étudiant∙e∙s à s’adapter eux au sous-financement de l’enseignement supérieur. Cela va se traduire concrètement par des milliers de jeunes qui n’auront pas accès à la filière universitaire de leur choix.
Cette réforme annonce donc une nouvelle année universitaire avec un nombre particulièrement important de filières “en tension”.